Et c’est parti pour la pâtisserie

Taarten Online BestellenÇa y est ! Après avoir commencé une nouvelle aventure en tant que chef pâtissière et chef d’entreprise, je me lance comme bloggeuse et j’essaye d’écrire mon premier article.

Mais par où commencer ? Cette question-là, je me suis posée des dizaines de fois, depuis quelques jours et finalement, j’ai trouvé « le fil » (au moins pour le premier paragraphe) : la langue de Molière !

Oui, ce blog sera écrit en langue française avec des touches néerlandaises !

Ça parlera de mes recettes et de mes pâtisseries françaises, des voyages faits par moi (une brésilienne de nationalité française), le tout connecté à la création de Taarten Online Bestellen Oh là là, Charlotte ! Patisserie (sans ^ ici), qui n’est rien d’autre que mon petit bébé, ma boutique en ligne de douceurs françaises, basée à Haarlem, Nederland.

Ça y est ! J’ai trouvé le deuxième fil de cet article : mon petit bébé. Et qui dit bébé, dit d’abord le projet (ou pas), l’accouplement (passons ?), ensuite la grossesse, les nausées, les envies, les nausées, le travail d’accouchement et enfin l’accouchement, mais rassurez-vous, je pâtisse beaucoup mieux que je n’écris !

Oui, beaucoup, beaucoup mieux et je n’ai pas d’enfants !

Alors, commençons donc par l’accouplement et laissons fluidifier cet article.

Un beau jour, alors que j’habitais au milieu de la forêt amazonienne et que je travaillais en tant qu’enseignante, j’ai décidé de tout plaquer ! Une reconversion professionnelle s’imposait mais je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire.

Du coup, je suis partie en France et j’ai repris des études en Master d’Économie Sociale et Solidaire. Au bout d’1 an, je me suis rendue compte qu’il me manquait quelque chose. Je suis donc retournée dans ma forêt, j’ai repris mon ancien travail et puis, il me manquait toujours quelque chose.

J’avais besoin de reconnaissance, j’avais besoin d’exercer un métier créatif me permettant de voyager et surtout, j’avais besoin de rendre les gens heureux, ne serait-ce que de façon éphémère et c’est comme ça que, petit à petit, l’idée de faire de la pâtisserie m’est venue en tête. Je suis tombée enceinte.

La grossesse

En France, quand on veut se lancer dans la pâtisserie, il faut passer des diplômes, il faut s’entraîner et maîtriser les techniques et les recettes de base et il faut changer toute sa garde-robe parce que l’on grossit.

Au départ, c’était la phase des croissants ratés, des entremets pas bien décorés, des voisins qui fuyaient dès qu’ils me voyaient arriver avec un plat, des amis qui me disaient : je veux juste un petit peu, juste pour goûter.

Et puis, j’ai commencé à faire des progrès, je voyais les couches de beurre sur ma pâte feuilletée, j’ai commencé à essayer des glaçages différents, à faire des gâteaux avec des mousses, des inserts. Mes voisins me disaient : ça sent tellement bon ! J’apportais des gâteaux à mes copains et copines. J’arrivais avec des tartes chez les gens ! J’entendais des onomatopées tout le temps ! Whouauu !!! Hummm !! Je devenais une star !

Les nausées, les envies, les nausées

Il faut s’entraîner ! Le monde de la pâtisserie évolue tout le temps. Je me disais qu’il fallait apprendre des nouveaux trucs, je regardais des centaines de vidéos, des milliers de photos, je ne pensais qu’à la pâtisserie.

Mes professeurs m’expliquaient le vocabulaire et les gestes professionnels, je faisais de devoirs blancs, je me retrouvais avec 4 préparations réalisées en 6 heures, je faisais ça au moins une fois par semaine, trois mois avant les examens. Je mangeais, je me désespérais, j’avais envie de tout arrêter, je me disais que je ne serais pas capable, je mangeais encore plus, jusqu’au point de n’arriver plus à goûter mes entremets, je n’arrivais plus à regarder un pain au chocolat comme avant. Enfin, je voulais que tout ça s’arrête. Je voulais passer à autre chose. Je suis entrée en travail d’accouchement.

Le travail d’accouchement

Le jour J est arrivé. La mallette des ustensiles est complète, la tenue vestimentaire propre, les chaussures de sécurité très serrées, les cheveux attachés et couverts. On rentre dans une salle, on s’assoit. Les examinateurs nous donnent les sujets. Ce sont nos dernières minutes assis avant la fin de l’épreuve. On doit écrire notre ordonnancement, on garde une copie pour nous et on rentre dans le laboratoire.

On découvre les fours, les batteurs, les réserves sèche et froides. On commence à pâtisser. Dans ma promo, on a 6 heures pour finir 1 entremets chocolat poire, 1 brioche, 18 jésuites et 8 pains au lait. Pendant l’épreuve, on a deux oraux, on s’empresse pour tout finir à temps, il faut préparer les crèmes, monter l’entremets, façonner les petits pains, couper les fruits, décorer ce qu’il faut décorer et à la fin, aller dans une autre salle, présenter proprement nos préparations, quitter l’endroit lorsque le jury arrive et se rendre de nouveau dans le laboratoire pour tout gratter, laver, rincer, sécher et désinfecter. 11 heures se sont passées depuis le réveil. 10h30 debout. Le bébé arrive !

L’accouchement

Enfin, le diplôme étant dans la poche, je me suis dit que je voulais me mettre à mon compte plutôt que de travailler pour quelqu’un d’autre. C’était le projet du départ. Le nom de la boîte était choisi. Le business plan (très optimiste pour ma part) était rédigé. Des photos de mes prouesses étaient là pour habiller mon siteweb (en construction à l’époque), j’avais le matériel qu’il fallait pour faire quelques gâteaux, mais pas d’équipements ni beaucoup d’argent. Mais j’étais motivée, déterminée à trouver une solution, au pays des tulipes et des moulins à vent.  Après beaucoup de recherches, j’ai fini par trouver le laboratoire partagé FOOD UNION HAARLEM, concept que je ne connaissais pas auparavant. J’ai signé le contrat de location, je me suis rendue à la Chambre du Commerce, j’ai ouvert officiellement ma boîte et j’ai fêté l’événement ! Ça y est ! Oh là là, Charlotte ! Patisserie (sans ^ ici) est née Nederlands, le 05/12/2018 à 13h30 ! L’aventure ne vient que de commencer !

 

2 comments / Add your comment below

  1. Bonjour Andrea, c’est un très beau parcours que tu racontes dans cet article, plutôt atypique !
    Moi c’est après un Tour du Monde (et peut-être les “cafes de mania” brésiliens) que j’ai décidé de me lancer dans la pâtisserie. Je suis entrain de passer mon CAP en candidat libre.
    Si je peux me permettre, je me demande pourquoi tu as décidé d’aller au Nederland ?
    C’est une bonne idée de t’être lancée dans le laboratoire partagé. Est-ce que c’est un système qui fonctionne bien ? Je pense que ça pourrait être un bon sujet pour un prochain article sur ton blog 😉 Bonne continuation !

    1. Bonjour Lady Gaby et merci beaucoup d’être la première lectrice à commenter mon article ! 🙂 Ta décision de te lancer dans la pâtisserie, après ton Tour du Monde, me parle beaucoup et je serai ravie de te lire et d’en savoir plus, si tu en a envie ! Sur mon prochain article, je réponds à ta question sur les Pays-Bas et tu m’as donné une super idée à propos des cuisines partagées. Petit à petit (parce qu’il faut aussi que je pâtisse), je vais raconter toutes les démarches entreprises pour ouvrir mon e-Boutique ici et aussi l’organisation de ce genre de structures qui nous permet de commencer à exercer notre passion, sans avoir besoin de dépenser beaucoup d’argent ! À bientôt !

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